Si tu croises cette cassette dans une distro (ce qui est assez improbable par chez nous mais on ne sait jamais), il faudra vraiment être un fan hardcore du groupe pour savoir ce que c’est parce qu’il n’y a aucune information sur la jaquette. Ils ont rajouté un petit insert à l’intérieur qui n’en dit pas plus… il y a juste un collage sensé représenter la vierge mais il n’y a toujours pas le nom du groupes ou les titres des morceaux. Bref, Carson (le gars qui se cache derrière Merchandise) a rendu ses nouvelles chansons difficilement accessibles. Pourtant, dés que la bande commence à se dérouler, on retrouve l’atmosphère de l’album et les premiers morceaux auraient pu y figurer sans aucun problème. Il n’est pas question ici de trucs enregistrés à l’arrache pour combler un vide ou sortir un objet collector, il est question de putain de bons morceaux. Est-ce que je suis objectif ? Bien sûr que non ! Le LP (strange songs) in the dark tourne en boucle sur ma platine, dans ma voiture, dans mon walkman et c’est le disque le plus excitant que j’ai écouté cette année. Cette cassette continu les explorations du groupe, toujours aussi décomplexé, mélancolique et pop. Même la nouvelle version du titre « in the dark » est parfaitement à sa place (c’est en fait une version demo).
Il y a toujours les mêmes rythmes électroniques, du synthétiseur, une guitare shoegaze qui n’est jamais là où on l’attend, le spectre de New Model Army ou de My bloody Valentine et puis la voix mixée en avant comme un fil conducteur. Carson Cox chante comme nous quand on est sous la douche, sans se poser de questions, décomplexé sur ses effets et, de façon assez inexplicable, c’est absolument génial.

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