05/05/11

fond de tiroir #2

Hello bastards – cassette (kawaï)

David à eu la bonne idée de se mettre à faire des cassettes (enfin une pour le moment) et il commence avec ce groupe anglais qui se définit lui-même comme « veganarchist straight edge ». Je sais pas pourquoi mais je parierais volontiers qu’ils font partie des 50 anglais dans le monde qui n’aiment pas le ballon. Bon, blague à part (parce qu’on s’est bien fendu la gueule jusqu’à maintenant non ?) musicalement Hello Bastards fait un hardcore qui va droit au but mais qui mélange quand même pas mal d’influences (powerviolence, crust…) avec un mixte (masculin, féminin). Le truc parfait pour se réveiller le matin et une super découverte en ce qui me concerne via kawaï records.
La cassette est glissée dans une pochette en feutrine avec des badges pour les noms du groupe et du label, un petit livret avec les paroles et les autocollants habituels. Il y a plus de 20 morceaux donc une durée plus que correcte et même un coupon pour télécharger les morceaux (avec l’artwork et tout) pour ceux qui ne voudraient pas abîmer leur nouvelle acquisition. 


Chambre froide – la mort des cultes (diy)

Groupe de black métal de la région bordelaise avec des gens qui jouent surement dans d’autres groupes mais j’en parle pas parce que le black métal c’est mystérieux, c’est SATAN !
Musicalement c’est une putain de bonne surprise, j’ai pas trop les références pour parler de ce style de musique mais j’ai vraiment été surpris par le côté « accrocheur » (tout est relatif, on est bien d’accord) de ces 5 morceaux. Enfin moi ça m’a carrément emballé et je comprendrais presque l’engouement autour du black métal qu’il y a en ce moment.
Il y a les paroles dans le livret, bien sombres et glauques comme il faut. Bon, là j’avoue que des fois j’ai un peu du mal à prendre tout ça au sérieux, mais ça fait partie du folklore.

Cassette et pochette diy, tout est noir parce qu’on va tous crever mais le son est quand même nickel parce que c’est pas non plus une raison pour faire les choses à l’arrache.


Drugged SS – i hate what you think about my life (Ormeyngel records)

Ils viennent de Setesdal en Norvège, et a priori ils ne sont pas là pour rigoler. Cette cassette démo étant leur première sortie, ils en ont profité pour glisser un petit texte à l’intérieur qui fait office de manifeste et qui résume assez bien leur musique, en gros : « c’est du hardcore comme il devrait l’être, dans sa forme la plus primitive »
Du coup, musicalement, ça donne un truc bien mortel, bien dans l’air du temps aussi finalement (y’a qu’à voir certains groupes chroniqués ici) mais aux niveaux des idées, le délire nihiliste fait un peu forcé je trouve. Bon, en même temps, c’est dur de se faire une idée avec le tout petit texte qu’il y a dans cette cassette. En plus les paroles ne sont pas retranscrites donc ça aide pas non plus.
Je suis quand même curieux d’écouter la suite et de voir où ce groupe va aller parce que, mine de rien c’est quand même une chouette démo.

Cassette pro et pochette minimaliste, en noir et blanc.


Warning/warning – nuclear cult (diy)

Les bordelais commencent à avoir une certaine « notoriété » surtout qu’ils évoluent dans un style assez peu accessible et représenté en France (y’a eux et State Poison en gros à ma connaissance) mais qui jouit quand même d’une popularité certaine. Et franchement c’est normal vue que Warning/Warning fait partie du cercle très fermé de la dizaine de groupes vraiment intéressants dans notre beaux pays en ce moment. (le genre de phrase bien pourrie, hiérarchichiante et égocentrique mais j’assume ha ha, je donne le nom des neufs autres sur simple demande écrite)
Voilà, après ce paquet de connerie, j’ai pas grand chose à rajouter du coup, juste qu’il faut quand même plusieurs écoutes, que c’est pas une musique immédiate mais plutôt le genre de sonorité qu’il faut apprivoiser, avec lesquelles il faut prendre son temps.

Jaquette rouge et noire, avec les paroles et un petit texte sur le nucléaire et cassette rouge, diy, 2 titres par face.


Daïtro – Y (utarid)

Depuis que Juninho s’est barré au Quatar, l’OL fait de la merde. Si la France n’avait pas eu l’Euro 2016, ils n’auraient même pas eu leur grand stade de 60 000 places  un peu à l’extérieur de la ville et Aulas aurait pu envisager de quitter le club (d’après ses déclarations). Etant donné que les blagues les plus courtes sont souvent les meilleures, il ne faudrait pas oublié de se réjouir du déclin de ce club inutile et pathétique.
On m’a souvent dit que Lyon était la ville la plus cool pour le punk rock en France, je ne connais pas aussi bien toutes les villes hexagonales que celle ci mais quand je vois le nombre de groupes et de concerts qu’il y a en quenellie je suis pas loin d’être d’accord avec ça. Par contre (et c’est là où je voulais en venir en fait) personne ne cite jamais Lyon comme une ville importante pour le foot malgré leurs 7 titres de champion de ligue 1 Orange.

Cassette pro, jaune comme la jaquette, tout est classe et Utarid fait une fois de plus un objet très soigné.


Enabler – eden sank to grief (halo of flies)

Enabler donne dans le hardcore métal pas franchement original mais super efficace quand même. Il y a des anciens membres de Trap Them ou Abaddon pour ceux qui aiment connaître ce genre d’info cruciale avant d’écouter un groupe.

Cassette et artwork pro.


Isaiah – Our first 2 years discography (utarid)

J’avais déjà écouté Isaiah il y a un petit moment et j’en avais gardé aucun souvenir. Bon deuxième essai avec cette cassette discographique et franchement il ne se passe pas grand chose en ce qui me concerne. Les codes et gimmicks du screamo sont bien maitrisés mais n’apportent rien de neuf… on est loin du niveau de ce que leur compatriote Stéphane Pauwels apporte à l’analyse footballistique quoi…
Après on ne peut pas leur enlever d’avoir de bonnes influences et de jouer leur musique de façon sincère et appliquée mais quand j’écoute une cassette d’émo punk en ce moment je préfère sortir celle de couleur jaune, sortie sur le même label, avec un groupe lyonnais dessus.

Cassette pro et son nickel à la Utarid.



Empire! empire! (iwas a lonly estate) – what it takes to move forward (keep it together)

C’est une sorte de clone de Mineral. J’aime bien cet orchestre (Mineral) j’ai même les disques sur mon étagère Ikea spécialement dédiée à exposer mes trophée de consommateur d’objets musicaux mais pourtant j’ai pratiquement jamais envie d’écouter ça, et les rares fois où je mets un disque (toujours de Mineral) je n’arrive pas à le laisser tourner plus de deux ou trois morceaux sans que ça me gave… peut être qu’un jour de grosse déprime  j’aurais à nouveau envie d’écouter un de leurs disques en entier, mais en ce moment ça le fait plus du tout. Tout ça pour dire que si on part du principe qu’il faut souvent préférer l’original à la copie, cette cassette n’a pas fait long feu et s’est vite retrouvée sur une étagère (pas Ikea cette fois ci) à prendre la poussière.
Par contre, pour celles et ceux qui sont sensibles au groupe mentionné à plusieurs reprises dans les quelques lignes ci-dessus, Empire ! Empire ! ne se contente pas de faire un simple copier/coller, ils apportent quand même une touche personnelle et c’est vraiment bien fait dans le style. L’album est un plus assez long et le son est nickel.

Cassette pro, sans les paroles mais avec une photo de chat sur la jaquette.


Big eyes – demo (RTF records)

4 tubes de pop punks parfait, avec des chœurs qui font « ouh ouh » et des solos de guitares bien senties. Le genre de truc qui te donne envie de partir en Combi Volkswagen en direction de la mer avec le soleil en ligne de mire, sans te retourner. Le seul soucis c’est que vue la durée de la cassette t’as plutôt intérêt à habiter pas trop loin de la plage.

Cassette et artwork pro.

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